Entreprise agroalimentaire étrangère : obligations et avantages

Au plan mondial, s’agissant du chiffre d’affaires, les industries agroalimentaires pèsent aujourd’hui 172.000.000.000 d’euros. Le secteur de l’agroalimentaire est un secteur très productif. Bon nombre de personnes en tirent profit vu les différentes responsabilités qu’implique la chaine production-vente. Créer une entreprise agroalimentaire étrangère et faire profiter à la population de ses avantages, nécessite la maitrise et le respect des différentes normes et obligations en vigueur.

Entreprise agroalimentaire étrangère : a propos de l’agroalimentaire

Aujourd’hui, le plus grand défi que cherche toute entreprise agroalimentaire à relever, est de nourrir la population. Reconnue en France comme le secteur d’activité no1, il regroupe un ensemble d’activités différentes (de la production à la vente). Quel que soit le niveau, le dynamisme dont il fait preuve, profite énormément à l’emploi.

Il a pour mission, la transformation des matières agricoles (matières premières) en simples produits alimentaires (des légumes en conserves, du lait mis en bouteilles…) ou en produits élaborés (pâtisseries, confitures…) dans le but de répondre aux attentes des consommateurs (goûts alimentaires, besoins nutritionnels). Notez que le secteur agroalimentaire est un secteur très avantageux.

Quels sont les avantages d’une entreprise agroalimentaire ?

Entreprise agroalimentaire étrangère - exportation

Le secteur agroalimentaire est un secteur porteur qui présente plusieurs avantages sociaux. Les industries agro alimentaires sont des entreprises pourvoyeuses d’emploi. Non seulement, elles fabriquent en permanence des produits alimentaires dans le but de répondre aux besoins des consommateurs sur le marché mais aussi, présentent plusieurs opportunités d’emplois. Sur un effectif total de 1500 travailleurs ayant déjà exécuté une fonction au sein de ce secteur, 48% estiment qu’ils choisissent eux-mêmes le poste qu’ils souhaitent y occuper et que les salaires sont encourageants.

C’est un secteur d’activité en pleine expansion et ouvert aux jeunes dynamiques et diplômés de certaines branches de l’agroalimentaire. En parlant de jeunes diplômés dynamiques, la bonne marche des activités dans l’industrie agroalimentaire nécessite l’intervention des acteurs spécialisés dans les techniques de production des consommables, de vente, de gestion et d’acheminement des produits.

Entreprise agroalimentaire performante : que du personnel qualifié

Quel que soit le niveau, pour le bon déroulement de leurs activités, les industries agroalimentaires emploient des personnes plus que qualifiés. Et ceci, pour une meilleure automatisation des processus entrant dans la production des aliments, pour une complexification des aliments fabriqués et pour un développement des règles en matière de traçabilité. Ainsi, dans le domaine de la production, plusieurs responsables techniques à divers niveaux usent de leurs connaissances et savoir-faire professionnels pour proposer de nouveaux produits dans l’ultime but de répondre aux attentes des consommateurs. Ils s’efforcent d’innover dans leur travail respectif en proposant de nouvelles idées afin d’apporter des améliorations pour un bon fonctionnement des activités ayant trait à la production. Ces acteurs sont entre autres :

  • Des conducteurs de ligne de fabrication et de conditionnement,
  • Des responsables de maintenance,
  • Des responsables de production,
  • Des chargés de packaging,
  • Des ingénieurs agroalimentaires,
  • Des chefs de produit,
  • Des opérateurs de fabrication,
  • Des responsables d’atelier,
  • Des approvisionneurs,
  • Des chauffeurs-livreur,
  • Des techniciens supérieurs de qualité
  • Des responsables qualité, etc.

Les entreprises agroalimentaires, afin de séduire leurs clientèles et d’instaurer de nouvelles valeurs à la production alimentaire, recherchent en permanence des astuces pour améliorer leur production. C’est à cela que veillent ces différents acteurs de la chaîne production-acheminement-vente. En dehors de ceux-ci, il existe des acteurs du marketing, de recherche et de développement, qui travaillent en parfaite collaboration avec des ingénieurs de la chaîne agroalimentaire afin de veiller au coût et à la bonne qualité des innovations agroalimentaires. Face à tous ces éléments, créer une entreprise agroalimentaire nécessite de disposer des ressources nécessaires afin d’assurer avec efficacité l’intégralité des services à couvrir.

Les étapes de la création d’une entreprise industrielle

Des fonds importants, de bonnes compétences, de solides connaissances professionnelles, c’est tout ce qu’il faut pour mettre en place une entreprise spécialisée dans la production. Pour rappel, la mission d’une entreprise de productions industrielles, consiste en une longue transformation de matières premières, lesquelles seront vendues en tant que produits semi-finis ou produits finis. Alors, peu importe le métier que vous exercez, pour la création de votre entreprise,  il existe quelques démarches à suivre.

Créer une entreprise industrielle : démarches à suivre

Première action, il vous revient en tant qu’initiateur du projet à vérifier sa cohérence. Mais comment ? Vous devez commencer à vous poser les bonnes questions : suis-je réellement en mesure de mener à bien ce projet ? Le produit que j’ai à proposer, est-il en adéquation avec le marché ? Vous devez aussi penser à sa faisabilité, non seulement technique mais financière. Le mieux, est de demander conseil auprès d’un conseiller spécialiste de la création d’entreprise (experts en comptabilité, CCI, etc). Ensemble, vous aurez à valider les hypothèses de nature économique et définir les valeurs juridiques de votre entreprise.

L’étape suivante consistera à mettre sur pied les démarches administratives de l’entreprise. Notez que celles-ci seront définies parallèlement aux formalités des structures de votre cci. La prochaine action sera celle de l’analyse du terrain. Pour que les activités d’une entreprise industrielle de production soient rentables, il faudrait que celle-ci reste en terrain connu. Autrement dit, qu’elle prenne le soin d’étudier le tissu industriel, les acteurs de la chaîne de production-vente et  les différentes filières et perspectives qui s’offrent à elle. L’entreprise évitera ainsi de commettre l’erreur de s’implanter sur un terrain qui ne l’avantage guère.

Le terrain d’implantation choisi doit représenter un atout majeur pour l’envol du projet. Quand bien même, des secteurs d’activités souffrent de quelques maux qui entravent leur développement, ils sont en réalité partis pour devenir des secteurs porteurs.  Cette procédure de vérification de terrain mise de côté, vous devez avant toute chose  analyser votre propre profil et cela, sans complaisance. Vous devez également évaluer vos expériences en la matière.

Autre que cela, assurez-vous d’avoir maitrisé le secteur dans lequel vous vous engagez. Auquel cas échéant, sa méconnaissance peut s’avérer être un obstacle pour la croissance de vos activités.Mais comment se lancer dans la mise en place d’une entreprise industrielle à l’étranger ?

La première des choses, c’est de choisir le pays pour la création de votre entreprise. C’est un choix particulièrement difficile parce qu’il nécessite de prendre en considération plusieurs facteurs tels que : le cadre fiscal et juridique, les habitudes de consommation et le fonctionnement intérieur du marché, les projets de développement, l’emploi dans le pays et le climat, etc. Une fois votre choix effectué, prenez assez d’informations sur le pays : les réglementations fiscales et celles en création d’entreprise, la culture, les langues, l’état économique local, l’organisation du marché, etc.

Toutefois, mettre sur pied une entreprise à l’étranger  implique le suivie de certaines procédures ou démarches, lesquelles varient d’un pays à un autre. Vous êtes en France ? Si oui, profitez de l’expertise des agences de conseils tels qu’UBI France pour développer vos entreprises.Tout comme le CFE, c’est un interlocuteur capable de vous conseiller sur les procédures à suivre pour créer votre entreprise. Avoir un partenaire en interne serait aussi d’une grande utilité. Il jouera l’intermédiaire entre vous et l’environnement politique,  administratif, économique et juridique du pays ciblé. Maitrisant assez bien les cultures locales et celles de l’entreprise, il sera d’un grand avantage pour la réalisation du projet. Alors, que faut-il d’autre pour créer son entreprise à l’étranger ?

Mettre en place une entreprise agroalimentaire étrangère : ce qu’il faut savoir

Entreprise agroalimentaire étrangère - normes

Vous voulez créer votre industrie ? Alors, découvrez d’intéressantes opportunités et générez-vous d’énormes revenus et cela, à partir des ressources dont vous disposez. Comme vous le savez sans doute, aucune réussite n’est facile. Au contraire, elle a toujours nécessité d’énormes sacrifices auxquels s’ajoute votre savoir-faire professionnel. Les entrepreneurs doivent non seulement disposer des connaissances techniques mais aussi, des compétences en marketing, en gestion et en relations publiques. Ils doivent également développer un bon sens des relations avec les clients.

Pour plus d’informations sur le sujet, il existe plusieurs astuces en ligne concernant la création d’une entreprise agroalimentaire.

Les différents points qui y sont abordés, vous aideront à éviter les fautes couramment observées, ceci vous permettra de donner une bonne image de votre entreprise. Les points essentiels abordés concernent les accords à tenir avec les fournisseurs, les obligations légales, la gestion et la planification financière, etc. Par ailleurs, notez qu’en dépit de tous ces différents éléments énumérés, avant que l’entreprise n’ouvre ses portes à l’étranger, il lui faut instaurer un protocole de contrôle et de survie impliquant des obligations dans le cadre de son agrément sanitaire. En parlant d’obligations, elles sont de deux ordres : obligations civiles et sanitaires.

Obligations civiles

C’est l’ensemble des règles suivantes :

Les produits que l’entreprise doit mettre sur le marché, ne doivent être que des produits sains. Ces derniers ne doivent avoir aucun effet négatif sur la santé des consommateurs. L’entreprise doit non seulement spécifier avec garantie l’origine ou la provenance des ingrédients qui entrent dans la fabrication de ses produits finis mais aussi garantir la salubrité et la provenance des produits (matières premières) qu’elle utilise pour la fabrication de ses produits finis : il s’agit là des obligations directes de l’entreprise. En ce qui concerne le produit fabriqué et sa responsabilité, notez une inversion de la charge de la preuve. A présent, venez-en aux obligations sur le plan environnemental plus précisément sur l’évolution réglementaire.

A ce niveau, notez qu’il existe deux types de contrôle qualité :

  • « Le contrôle de conformité des produits européens avec les prescriptions des textes pour la remise aux consommateurs» et
  • « Le contrôle de conformité des produits non-européens avec les prescriptions des textes pour la remise aux consommateurs».

En ce qui concerne le premier contrôle, la Directive 97/78/CE fixe les règles relatives à l’organisation des contrôles sur le plan vétérinaire pour les produits venant des autres pays faisant partie de la communauté.

Pour le second contrôle, on a les points suivants :

Les cadres des nouvelles réglementations instaurées en Janvier 2005 qui mettent en jeu la « Directive 20002/99/CE » et qui n’est rien d’autre que les règles instaurées par la police sanitaire pour les animaux destinés à la consommation sur le marché agroalimentaire.

Les nouvelles règles mises en route depuis le 1er Janvier 2006 qui concernent les agréments sanitaires et qui se définissent par:

Le règlement (CE)  No 852/2004 relatif à la bonne hygiène des produits issue des industries alimentaires. Pour cette règle, les responsabilités premières et celles du fournisseur primaire sont engagées.

Le règlement (CE) No 853/2004 qui fixe les règles d’hygiène qui peuvent être appliquées à toute sorte de marchandises venant des animaux.

Le règlement (CE) No 854/2004 issu du Parlement organisé en Europe et du Conseil du 29 Avril 2004 ayant fixé les règles propres à l‘organisation des contrôles d’ordre officiel, lesquels concernent les produits de nature animale destinés à la consommation.

Pour faire un bref résumé des règles énumérées ci-dessus, retenez les points suivants :

  • Quelle que soit l’activité agroalimentaire, les textes la concernant se regroupent en trois textes principaux. Ces différents textes concernent également les règles propres à chacune des activités.
  • Un engagement direct de la responsabilité d’un produit de consommation fabriqué avec inversion de la charge de la preuve.
  • La méthode « de la maîtrise des dangers » étendue à l’intégralité des branches de l’agriculture (produits obtenus par semence, les animaux élevés, les animaux de chasse et de la pêche).
  • Le règlement (CE) 2004/582) concernant l’implication des fournisseurs dans l’élevage (aliments de bétail).

En dehors de ces obligations ayant trait à l’évolution règlementaire sur les entreprises agroalimentaires, il y en existe d’autres se rapportant aux établissements créés en Europe. Au nombre de celles-ci, on distingue :

  • Les agréments sanitaires et structurels que doivent posséder l’ensemble des établissements européens.
  • Le renforcement de la mise en place de la traçabilité suivi de la responsabilité du fournisseur.
  • L’acquisition de l’agrément européen par les établissements non-européens afin de fournir des produits alimentaires aux établissements non européens.

Concernant les produits provenant de l’élevage et qui sont livrés aux entreprises agro alimentaires, les critères de responsabilité doivent être respectés. Ces différents critères n’ont rien à voir avec les exigences de l’HACCP,  mais ils renforcent les mesures de maitrise de risque en rapport avec l’animal (identification avec numérotation européenne, l’état de l’animal sur le plan sanitaire, état d’entretien…).

En somme, le secteur agroalimentaire est un secteur porteur en pleine extension. Il présente plusieurs avantages notamment sociaux. Par ailleurs, une entreprise agroalimentaire surtout à l’étranger, pour réussir sur le marché, doit répondre de certaines obligations.